Compte rendu Open Data Camp à la Cantine
Publié le 14 déc 2009 par SMC-France

Un des ateliers de ce premier Open Data Camp consistait à trouver deux territoires moteurs pour démontrer par la pratique à quel point on peut bénéficier d’une mise à disposition les données publiques. L’objectif est donc d’avancer par le concret sur ce sujet afin de déclencher une dynamique :

1)   Partager des retours d’expérience de l’étranger afin de trouver de bons arguments

2)   trouver ces territoires qui ont le courage de s’engager sur ce point, au point d imposer à leur service informatique certaines contraintes

1) Retour d’expérience à l’étranger sur l’ouverture des données publiques

A New York, les données comme le taux, toilettes publics, creches, criminalite, sont les premières exploitées (Un article du 7 décembre du new york times qui traite de ça). Mickael Bloomberg, maire de NYC, a attendu un appel d’air fourni par l administration obama pour annoncer en juin la liberalisation des données. Puis en juillet son équipe s’est mise au boulot. Et dès octobre, il publiait les premiers résultats sur NYCbigapps.com.

Au Massachussets, le Departement of Transportation a également mis à disposition beaucoup de données : http://www.massdot.state.ma.us/main/main.aspx. Le maire de san francisco a décidé également  de mettre a disposition des data set via datasf.org, puis a valorisé les applications via un datasfapp showcase. Ce qui marche bien aux USA est surtout la création de Crime Map et les données immobilières en général

En Angleterre, des services tiers comme time maps ou encore open street maps sont partenaires du service « citoyen » mysociety.org,  permettant notamment au niveau local d’avoir des infos, a partir de son zip code, sur le niveau d’emplois et la valeur du terrain autour de chez soi.

2) Le cas français

En France, il conviendra d’être vigilant sur les données et leur temporalité : on ne traite pas ni ne restitue de la même manière des données temps réelles que des données statistiques.

Dans les nouveaux appels d offres informatiques des collectivités territoriales, la technologie va être petit a petit standardisée pour permettre de créer en natif des APIs.

Au niveau national, les données INSEE sont réexploitables notamment sur : la population, superficie, impot, ISF. On dispose également du grand livre comptable des communes. Au niveau local, on pourrait réexploiter : le cadastre, travaux a venir, plans locaux d urbanisme, répartition de la taxe professionnelle, appels d offres, naissance décès mariage, lieu de passage des tubes/fibre optique, répertoire des contacts et fonctions de chaque fonctionnaire etc

Autre source et type d’infos : celles de l’APUR (Atelier Parisien d’Urbanisme). Il existe aussi pas mal d’infos distribuées par l’UE sur la PAC et sur la pêche. Airparif possède également des données. Tout comme l’A.P.I : agence pour la propriété immaterielle, qui doit créer en 2012 un annuaire indiquant d’où proviennent les données et qu’elles sont leurs usages.

Les exemples réussis d’exploitation de données publiques ne manquent pas :

- la mairie de Chateauroux a diffusé à ses administrés l’évolution de la consommation sur les infrastructures municipales de gaz, eau, chauffage publiquement pour montrer de manière réflexive les efforts consentis par tous

- Openstreetmap à Rennes fourni beaucoup de détails sur les informations locales

- L’application « democarte » Marseillaise : a reçu plus de 5000 contributions sur les thématiques de la propreté, circulation etc…

- Dans l’appel à projet de NKM : l’initiative publical a pour but de mettre en place un point de rencontre entre autorités disposant de données et développeurs souhaitant s’en servir de manière gratuite ou payante

Conclusion : on peut donc procéder de deux manières pour obtenir des données publiques : soit en ouvrant celles qui sont détenues par les autorités compétentes, soit en demandant au public de contribuer à une base de données. Dans ce cas, la contribution est maximale lorsqu’il y a mélange entre intérêt personnel (contribuer pour mettre en avant un problème qu’on espère voir résolu par ce biais) et contribution au bien commun !

 

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