Le programme 2017 des rencontres du Social Media Club France

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Le programme 2017 du Social Media Club France est disponible ! Nous organisons tout l’année, les mercredi soir à 19h30, des rencontres (workshops) des commissions, chez nos membres adhérents.  Ces rencontres sont confidentielles (pas de twitt) et en petit comité (une vingtaine de professionnels). Intelligence artificielle et Médias, Stratégies et bonnes pratiques sur les réseaux sociaux, Management des connaissance en Social Data, Employee Experience, Transfo digitale des chaînes de TV, Dark Social (etc.). Ce programme est l’œuvre d’une mise en commun des perspectives de nos membres, coordinateurs et administrateurs. Il sera enrichi au fur et à mesure de l’année, mais voici d’ores et déjà 30 ateliers que nous proposons à l’ensemble de nos membres. On vous attend !

Pour y participer, adhérez. Notre programmation se décline en plusieurs commissions de travail : les commissions permanentes (Social Data, Social Content, Nextgen TV, SoLocal, CNRS) se réunissent une fois par mois :

Les coordinateurs de nos commissions permanentes :

  • La commission NextgenTV étudie les enjeux du développement des usages et des technologies numériques et des réseaux sociaux pour l’industrie audiovisuelle et des télécommunication. Elle est animée par Eric Scherer (Directeur des futurs médias chez France Télévisions) et Jean-Dominique Seval (Directeur Général Adjoint du Idate Digiworld). Avec la participation de Cécilia Frandjian (Consultant chez Demain Conseil) .
  • La commission Social Content se concentre sur les tendances et innovations dans les stratégies de production et de diffusion de contenus sur les réseaux sociaux, à la fois pour les marques et les médias. Elle est animée par Maxime Drouet (Directeur du digital et des social media chez Burson I&E) et Aurélien Viers (Directeur du pôle visuel de L’Obs). Avec la participation de Danielle Hurley, Agathe Bougon (Consultante chez Burson I&E), Lola Aubert (Cité Universitaire internationale de Paris).
  •  La commission Social Data réfléchit aux enjeux de la collecte et de l’utilisation des données issues des réseaux sociaux. Elle est animée  par Rémi Douine (Fondateur de The Metrics Factory), Anna Oualid (Directrice Social Media Research chez Opinion Way), Rozenn Nardin (Chercheuse et Fondatrice de Research and Web Conseil), Quentin Gressien (Manager chez The Metrics Factory), Swanilda Bargue (Linkfluence).
  • La commission Social RH interroge l’impact du numérique et des médias sociaux dans les stratégies des entreprises (digitalisation, management), des écoles (formation), des candidats (certifications)  et des collaborateurs (Employee Experience). Elle est animée par Maud Clerc (HEC), Nicholas Vieuxloup (Président du Social Media Club France) et Anselme Jalon (Institut Fabernovel)
  • La commission CNRS aborde les enjeux de la transformation de la société et des entreprises par le digital. Elle est animée par Valérie Schafer, chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication (CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC), Fanny Georges, MCF à l’Université Sorbonne Nouvelle, Laboratoire CIM au sein de l’équipe MCPN, associée au CNRS (ISCC),  Claire Wehrung, Content Strategist chez Dataveyes et  Benjamin Thierry,  Maître de conférences en histoire contemporaine et Vice-président chargé des humanités numériques et des Systèmes d’information  à l’Université Paris-Sorbonne
  • La commission SoLocal, le web des pros,  animée par Daniel Lemin (SoLocal group), Nicholas Vieuxloup (Co-président du Social Media Club France) et Pierre-Olivier Cazenave (Délégué général du Social Media Club France.

Nos commissions publiques sont animées à tour de rôle par les membres de l’équipe du SMC

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Nous vous souhaitons une bonne lecture et espérons vous accueillir bientôt sur un de nos prochains événements !

 

Par ailleurs, si vous n’avez pas eu le temps de les consulter, nous vous rappelons que nous avons diffusé des Cahiers du SMC pour la saison Automne-Hiver 2017 :

Ce cahiers reprend les thèmes abordés pendant les mois d’octobre et novembre 2016. Une actualité très politique des réseaux sociaux, saison électorale oblige, mais également chargée en innovations avec le lancement de Snapchat Discover en France et la rumeur grandissante des petites voix des chatbots sur messenger. Flashback.

«Snapchat Discover, année zéro»                      

Depuis le 15 septembre 2016, les utilisateurs français de Snapchat peuvent accéder à du contenu issu des médias français sur Discover, la fonctionnalité de l’application au petit fantôme. « On sait qu’en France, Snapchat, c’est déjà le troisième réseau social, avec plus de huit millions d’utilisateurs. C’est donc normal que les grands médias s’y intéressent » explique Aurélien Viers, Directeur du pôle visuel de l’Obs et coordinateur de la commission Social Content du SMC
Au Social Média Club, la question que l’on se pose est simple : est-ce que ça marche ? Quels sont les premiers retours d’expérience des éditeurs ? Quelle est la stratégie, quels sont les buts ?

« On voit que cela correspond à un pari : celui d’aller toucher les ados, avec de nouveaux contenus, sur leur plateforme, et également d’intéresser certains annonceurs. […] Sur les formats publicitaires en revanche, on est en train de se demander si on n’a pas, enfin, trouvé le Graal d’une alliance contenu/pub qui fonctionne ».

Enfin un format pub idéal pour les lecteurs… et les annonceurs ?

Médias : tous «désintermédiés»? Tous court-circuités?

L’autre grande question d’actualité de l’année 2016/2017, selon Aurélien Viers : « Est-ce que ce sera l’année de la grande désintermédiation pour l’information politique ? »

« Plusieurs signes montrent l’érosion du rôle des médias dans la sélection et l’analyse de l’information. Si l’on prend la campagne présidentielle aux États-Unis, on constate qu’en face des médias traditionnels, il y a des offres hors média de plus en plus puissantes, et qui ont autant d’impact que les pages des grands médias».

« Tout ça, bien sûr, est assez ancien. Le temps où Robert Namias, le directeur de l’info du journal télévisé de TF1 dans les années quatre-vingt-dix pouvait dire “un sujet qui ne passe pas au 20 h de TF1, c’est un sujet qui n’existe pas” est définitivement révolu depuis l’arrivée du web » continue Aurélien Viers. Aujourd’hui cependant, plusieurs éléments viennent accentuer ce phénomène : l’apparition des algorithmes utilisés par les réseaux sociaux pour proposer de l’information à leurs utilisateurs et « des stratégies social media beaucoup plus affûtées déployées par les équipes de campagne.»

Alors, médias tous « désintermédiés », tous court-circuités ? Est-ce que les médias n’ont pas, somme toute, perdu définitivement la maîtrise de l’agenda politique ? Au-delà du discours alarmiste, la question qui se pose en creux, c’est aussi celle de la place et du rôle qu’ils doivent trouver pour capter à nouveau cette attention.

 Les nouveaux formats des chaînes d’info

Jusqu’alors relativement préservées de la concurrence du web, les chaînes d’info sont en train de subir une pression toujours plus forte de la part de nouveaux formats sur internet. Pour y faire face, elles innovent et rapprochent les différents formats dans une seule offre, à l’image de ce que tente de faire Franceinfo, la dernière-née des chaînes d’info en continu. Jean-Dominique Séval, Directeur général adjoint de l’IDATE Digiworld anime avec Eric Scherrer au SMC un cycle de discussion sur le futur de la TV, il commente ces mutations à l’œuvre dans le paysage audiovisuel : « Les chaînes d’info vont être très bousculées. Par rapport à ce qu’a connu la presse, on peut dire que jusqu’à présent, l’information à la TV a été relativement préservée. […] Mais aujourd’hui, la Télévision est en passe de perdre son statut historique de média […] C’est aujourd’hui Twitter qui nous alerte, quand les infos sont de plus en plus accessibles sur de grandes plateformes comme YouTube ou Snapchat. […] Mais ce qui inquiète beaucoup en ce moment, c’est la possibilité qu’une partie des vidéos soient directement filmées par les internautes, à l’heure où la jeune génération ne se nourrit que d’User Generated Content (UGC) en vidéo. »

« Pour faire face à ces tendances, quelques évolutions, parfois communes à la presse écrite, la télévision ou la radio, apparaissent : on peut parler de transmédia généralisé. Cela se traduit concrètement par le rapprochement des rédactions traditionnellement séparées de la presse et de l’audiovisuel, comme BFM a pu le faire il y a près de dix ans. »

Comment les chaînes d’info s’adaptent-elles à ces évolutions ? Quelles seront les prochaines étapes ? Quelles informations demanderont et regarderont les jeunes générations ?

«Ouvrir la boîte noire des baromètres des social data»

Quand la crédibilité des sondages d’opinion classiques se retrouve fragilisée, les médias cherchent à innover et mobilisent parfois des baromètres statistiques utilisant les données issues des réseaux sociaux comme matière première.  Rémi Douine, CEO de The Metrics Factory et coordinateur d’un cycle de discussion sur les usages des social data au SMC, souligne les limites des social data dans la création de ces baromètres, tout en mettant en avant leur potentiel.

« Aujourd’hui, avec les campagnes présidentielles des deux côtés de l’Atlantique, on voit émerger dans la presse de nombreux baromètres de popularité sur les réseaux sociaux qui répondent globalement aux questions de type : qui a le plus de retweets ? Qui met le plus de photos sur Instagram ? […] Or, et on touche du doigt les limites des social data, ces données sont assez neuves. »

Notre challenge, à la commission data du Social Média Club, c’est justement d’ouvrir la boîte noire pour regarder comment ces données sont collectées, utilisées et analysées. Car les méthodologies utilisées ne sont pas neutres.

« Quand un institut de sondage crée un baromètre politique en utilisant des intentions de vote, il utilise un outil statistique avec un échantillon représentatif de la population. Les différents instituts de sondage, bien que concurrents, utilisent tous la même méthodologie […] C’est précisément ce qui manque aujourd’hui au traitement des social data. Ce qui fait que, non, les baromètres politiques fondés sur des social data, ce ne sont pas des outils qui mesurent l’opinion publique, mais plutôt des auxiliaires qui permettent d’identifier quels sont les candidats les plus actifs sur Twitter, ou ceux qui sont dans l’actu grâce au nombre de retweets. »

« L’avenir est une perle nichée dans le cerveau d’un fœtus »

Gérard Klein nous le rappelle dans l’article consacré au lien entre prospective et science-fiction dans ces cahiers. L’intelligence artificielle reste une petite brique technologique posée en équilibre fragile sur le toit de nos foyers connectés, et dans les chatbox des services clients des grandes marques. La promesse qu’elle incarne, en revanche, tout comme Snapchat, appelle une nouvelle génération d’usages, révolutionnaires, du web social.

Comment ces usages évolueront-ils demain ? Gardons-nous d’être trop prospectifs et regardons plutôt comment s’en emparent déjà les milliers d’entreprises françaises qui ne sont pas encore digitalisées. Daniel Lemin (PagesJaunes) aime d’ailleurs le rappeler « si les TPE/PME représentent plus de 97 % des entreprises en France, près de la moitié se déclare peu ou pas du tout concernée par la transition numérique », selon les chiffres du 61ème baromètre Fiducial des TPE au premier semestre 2016.

Pourtant, pour les petites structures, l’enjeu est important. D’après les travaux menés par le département de recherche en sciences humaines et sociales d’Orange Labs, 87 % des internautes prêtent en effet attention aux avis en ligne, et ils sont près de 72 % à avoir déjà évalué en ligne un service dans un magasin. Les TPE ont tout intérêt à soigner leur e-réputation.

Ce premier numéro des cahiers du SMC retrace les grandes lignes de nos discussions et de nos rencontres entre septembre et décembre 2016 au SMC France, mais également à Abidjan. Notre correspondante Sophia anime la branche ivoirienne du Social Media Club et s’est invitée dans nos cahiers à l’occasion d’un dossier dédié aux enjeux du web social en Afrique.

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