Comptes-rendus

5
Juil

SMC Cycle « Sciences et réseaux sociaux », Session #3 – L’IA va-t-elle envahir les réseaux sociaux ?

Ce que l’on retient des échanges :

 

  • L’intelligence artificielle, et en particulier les technologies de NLP (traitement automatique du langage naturel, natural language processing), se nourrissent des données des réseaux sociaux.
  • Un nouveau défi pour les IA dans la communication en ligne réside dans la sécurisation des campagnes digitales : le brand safety
  • La fiabilité des algorithmes est au cœur des préoccupations. Une intervention humaine est encore très régulièrement nécessaire et les IA unsupervised, totalement autonomes sans intervention humaine, sont donc encore assez rares.

 

Avec la lutte contre les fake news, les injonctions pour les marques à avoir une réactivité permanente, et les possibilités de connaissance de leur audience de plus en plus pointues, les réseaux sociaux deviennent un terrain de jeu parfois vertigineux pour les marques et les médias. Dans ce cadre, l’intelligence artificielle fournit la promesse d’une capacité de tri inaccessible aux être humains. Des chatbots aux publicités ciblées en passant par le travail de veille, les IA semblent déjà avoir envahi les réseaux sociaux, mais leur efficacité et leurs limites sont encore difficiles à mesurer.

 

Avec énormément de données textuelles à leur disposition, les algorithmes des IA se consacrent en grande partie à l’analyse du langage. « La data et les réseaux sociaux sont deux sujets qui se nourrissent les uns les autres. La data vient nourrir les algorithmes, et d’un autre côté les algorithmes vont nourrir les réseaux sociaux pour de la modération et de la publication », expose Julien Breitfeld, Creative Technologist chez Fabernovel et animateur de la table-ronde.

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24
Juin

Cercle Dircoms #6 : Valoriser les actions de communication au Comex

Les points à retenir :

 

  • Le digital a rendu plus immédiate la mesure des actions de communication, mais la question de la pertinence des indicateurs demeure.
  • Le reporting est utile mais insuffisant à lui seul pour justifier des stratégies de communication
  • Projets innovants, recommandation, et communication interne sont autant de leviers à actionner

 

S’il n’y a pas de recette universelle pour valoriser les actions de communication, l’environnement devient tout de même de plus en plus favorable avec les années. « Le doute sur besoin de communication  est beaucoup moins répandu », estime Paul Michon, directeur de la communication corporate de Kering, une fonction rattachée à la directrice de la communication de l’image de Kering qui est représentée au comex. « Il est plus facile aujourd’hui de justifier ses ambitions en matière de communication qu’il y a dix ans », poursuit-il. Dans un contexte où le digital permet de tout mesurer et de fournir énormément de données chiffrées, le développement de la technologie et la précision grandissante des outils de mesure semble rassurer les directions. «L’un des grands enjeux aujourd’hui, c’est la protection de la réputation. La communication en termes d’affaires publiques et de lobbying n’a pas trop changé, en revanche la partie grand public a été révolutionnée par le digital. On a tous en tête le tweet d’Elon Musk qui peut faire exploser ou plonger le cours de l’action en bourse[1]», illustre Maxime Dubois, digital performance strategist chez Total. «Il y a une sorte de déplacement de la communication vers la marque, avec la reconnaissance d’un actif immatériel», ajoute Cécile Ribour, directrice de la communication de la MAIF. «Notamment dans un contexte de crise, l’impact protecteur que peut avoir la marque est beaucoup plus reconnu qu’il y a dix ans.»

« Aujourd’hui, avec davantage d’outils de mesure, il est plus facile d’avoir un budget et des actions de communication ambitieuses. Il est plus facile de mesurer la contribution de  communication à la performance de l’entreprise et cela devient indispensable. » Pénélope Pontet de Fouquières, directrice de la communication (ELSAN)

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18
Juin

Session #3 « Tous influenceurs » : Du bon usage des influenceurs en communication de crise

Par Margot Hemmerich

Ce que l’on retient des échanges :

  • Les réseaux sociaux agissent comme une chambre d’écho pour les militants
  • La première difficulté consiste souvent à rassurer en interne
  • Anticiper les crises doit devenir une priorité, surtout dans les domaines de la santé et de l’agro-alimentaire

 

Qu’il s’agisse d’un enjeu de réputation ou de catastrophe – sanitaire, humaine, écologique… , apprendre à gérer les évènements inattendus fait partie du quotidien des responsables en communication interne et externe. Surtout, à l’heure du digital, les réseaux sociaux sont devenus des déclencheurs ou des caisses d’amplification des crises. Comment communiquer sur ces réseaux ? Faut-il répondre à tous les commentaires et débats qui circulent ? Les influenceurs peuvent ils permettre de résoudre, d’anticiper ou même d’éviter une crise ? Autour de la table pour en parler : Marion Durand, responsable communication externe chez Bledina, Séverine Durand, responsable communication interne et managériale chez Egis, Isabelle Emerard, responsable communication éditoriale et digitale de Boehringer Ingelheim, Olivier Robert, vice-président de Big Success, Martial Rousset, responsable digital chez Enov, Laurence Sadourny, responsable relations consommateurs et e-influenceurs pour Danone et Charlotte Sandret, Directrice Communication Opérations commerciales France chez Boehringer Ingelheim.

 

Si les crises font partie de la vie d’une entreprise, les secteurs de l’agro-alimentaire et de la santé y sont particulièrement sensibles. Et pour cause : ils impliquent l’intégrité physique des personnes. On se rappelle des scandales du Médiator, du sang contaminé, ou plus récemment de Lactalis. Toutes ces affaires ont eu pour conséquence de jeter le discrédit et de semer le doute quant à la confiance accordée aux grandes marques et aux laboratoires pharmaceutiques. Marion Durand, responsable de la communication externe chez Bledina, raconte : “Je me souviens d’une crise où nous avons dû procéder à un rappel de produits en très grande quantité. Il n’y avait aucun danger pour les bébés, mais c’était un enjeu lié aux normes. Dans un tel cas, il est très difficile d’expliquer les raisons du rappel. Dès que cela touche aux bébés, tout devient vite émotionnel, voire irrationnel.”

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4
Juin

Cycle « Sciences et réseaux sociaux » – Session #2 : Les réseaux sociaux, véritables objets de recherches scientifiques

Ce que l’on retient de ces échanges :

  • La social data ouvre de nouvelles pistes de recherche et contribue à accélérer le temps scientifique ;
  • prévention des risques de santé : les médias sociaux permettent de mieux entendre la voix des patients ;
  • éthique et consentement des internautes : la data science pose la question de la protection des données et de la transparence dans la finalité de leur usage.

 

Bases de données à ciel (presque) ouvert, les réseaux sociaux sont devenus de véritables sujets de recherche scientifique, offrant une matière inégalée pour les travaux de nombreux chercheurs. Sociologues, épidémiologistes, les scientifiques se servent des interactions sociales (leur contenu et leur forme) pour nourrir leurs recherches… et pour les partager. Pour en discuter, nous avons invité Stéphane Schück, CEO de Kap Code, Guy Fagherazzi, chercheur spécialiste en e-épidémiologie au CESP (INSERM) et Célya Gruson-Daniel, chercheuse en étude des sciences et des technologies et CEO de DRISS. Cette session du Social Media Club était animée par David Reguer, directeur général de RCA Factory et Guilhem Boyer, Social Media Manager chez Safran.

 

Si l’usage de la social data dans le domaine des sciences humaines, sociales et politiques est reconnu depuis longtemps, son application dans le champ de la recherche médicale est de plus en plus scruté. « On voit émerger ces dernières années de plus en plus d’applications de la donnée sociale dans le domaine de la santé », confirme en introduction David Réguer (RDC Factory). Les médias sociaux représentent une richesse inédite pour les acteurs de la santé, tant du côté académique qu’institutionnel et économique. Dans le cadre de ses recherches scientifiques en épidémiologie, Guy Fagherazzi s’est spécialisé dans l’identification de facteurs de risque et de complications du diabète. Il a fait de la donnée sociale sa matière première pour identifier des facteurs qui n’étaient pas pris en compte ni détectés par les méthodes traditionnelles de recherche scientifique. Depuis deux ans, il conduit une étude mondiale sur la détresse liée au diabète chez les patients diabétiques, et plus précisément sur les facteurs psychologiques. « Historiquement, les épidémiologistes travaillent beaucoup sur les déterminants liés au mode de vie. Jusqu’à présent, le chaînon manquant était les émotions et le psychologique, qui sont très peu étudiés dans les cohortes. Grâce aux réseaux sociaux, on peut maintenant aborder ces sujets-là et comprendre comment la maladie est vécue », développe le chercheur de l’Inserm.

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24
Mai

SMC Cycle “Sciences et réseaux sociaux” Session #1 : Comment parle-t-on de science sur YouTube et les médias sociaux ?

Par Elise Koutnouyan

Ce que l’on retient des échanges :

  • créativité et niches : YouTube permet de parler de science de manière plus ludique mais aussi plus approfondie qu’à la télévision
  • modèle économique : la monétisation sur YouTube reste trop instable pour les vidéastes, qui se tournent vers les partenariats, les financements publics et participatifs
  • lutte contre les fake news : les YouTubeurs ont réussi à prouver leur légitimité de vulgarisateurs scientifiques et participent par leurs contenus à contrer les fake news et le complotisme

Les recherches scientifiques ont trouvé sur les plateformes sociales de nouveaux espaces de diffusion. Sur YouTube, les chaînes de vulgarisation scientifique fleurissent, certaines comptabilisant des millions d’abonnés. « Cela montre un degré d’intérêt pour les sciences chez certains publics, pointe en introduction Guilhem Boyer, Social Media Manager chez Safran. À l’inverse, les médias traditionnels traitent de moins en moins la science. » Comment expliquer ce basculement des sujets scientifiques de la télévision vers YouTube ? Qu’est-ce que cela change dans la manière de parler de science ? Pour en discuter, nous avons invité Léa Bello, scientifique, vidéaste et chargée de communication numérique pour le CNRS, Valentine Delattre, journaliste vidéaste chez Sciences et Avenir et fondatrice de la chaîne YouTube Science de comptoir, Séverine Klein, chef du service communication numérique au CNES et Cyril Pennec, producteur chez Effervescence, notamment de la chaîne YouTube String Theory. La session était animée par Guilhem Boyer (Safran) et David Reguer, directeur général de RCA Factory.

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13
Mai

Cercle Dircoms #5 : quels outils pour la gestion de crise ?

Ce qu’il faut retenir de ces échanges :

  • crise et réseaux sociaux : ne pas céder à la dictature du temps réel permet de garder le contrôle de sa communication
  • relations presse : le rapport de confiance en one-to-one avec les journalistes reste primordial dans la gestion de crise
  • com’ interne et com’ externe : ne pas négliger la communication interne, qui doit être basée sur la transparence et l’investissement des collaborateurs

 

La crise est l’une des facettes du métier de Dircom. Avec le web social, détecter, anticiper et contenir les épisodes de crise sont désormais des enjeux prégnants de la communication des organisations et des entreprises. Pour cela, il convient d’abord de connaître et savoir définir les situations à risque. Pour Michael Chefles, directeur de la communication SNCF Intercités, le point de départ d’une crise est médiatique, c’est l’attention des médias qui alerte l’entreprise et marque le démarrage de l’événement. Sans couverture médiatique, pas de crise, abonde Nathalie Desaix, directrice de la communication de 20Minutes. Lire la suite

11
Jan

Social data : quel niveau d’intégration chez les instituts d’études ?

Par Elise Koutnouyan

Ce que nous retenons de ces échanges :

  • Intégration : l’acculturation interne et externe à la donnée sociale est un processus long et coûteux.
  • Apport : par son manque de représentativité, la social data se travaille majoritairement en complément des autres données « classiques ».
  • Perception : la donnée sociale réinvente les rapports entre instituts et clients.

Pour cette discussion organisée chez mind, nous avons invité Philippe Le Magueresse, directeur général adjoint d’Opinion Way, Olivier Hennebelle, Directeur IT & New Data chez BVA, Joffrey Mick, consultant social media analytics chez Kantar et Charles Goyheneche, data analyst chez SORGEM ADVANCE. La discussion était animée par Anna Oualid, directrice social media research chez Opinion Way, Rémi Douine, fondateur et CEO de The Metrics Factory et Paul Roy, chef de projet éditorial du Social Media Club France.

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13
Déc

Smart RH : Comment les outils digitaux ont transformé le recrutement ?

Par Margot Hemmerich

Ce que nous retenons des échanges :

  • Un nouveau rapport de force s’est créé entre candidats et recruteurs avec le développement des nouvelles technologies et l’usage des réseaux sociaux dans le recrutement.
  • Du côté des recruteurs, RH et cabinets cherchent encore les outils adaptés et la place à leur donner pour ne pas perdre l’aspect humain et social.
  • Le réseau et la cooptation restent des moyens privilégiés pour garantir un recrutement pertinent.

Pour cette discussion organisée chez Insign, nous avions invité Emmanuel Baratin (Effektiv), Pierre Bussy (Easy Skill), Harold Da Costa (Seb), Charles Genesty (Robert Walters) , Claire Romanet (Elaae), Emilie Sotton (ESDES) et Marie-Laure Porte (AKKA Technologies). La session était animée par Suzanne CASTEL et Robin Coulet.

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26
Nov

Quels usages de la social data dans la recherche ?

Par Élise Koutnouyan

Ce que nous retenons des échanges :

  • Usages : la social data est de plus en plus présente en sciences sociales, dans des domaines d’études aussi variés que les migrations, la politique ou le travail
  • Collecte : Malgré les promesses d’ouverture au monde de la recherche, les plateformes ont tendance à fermer l’accès à leurs données.
  • Éthique : la collecte de données sociales pose de nouveaux défis pour respecter les principes éthiques de la recherche

Pour cette discussion organisée chez Facelift, nous avons invité David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS et fondateur du Politoscope, Paola Tubaro, chargée de recherche au CNRS et spécialiste de la sociologie des réseaux sociaux et Dana Diminescu, professeur des universités à Telecom ParisTech, coordinatrice de DiasporasLab.

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11
Oct

Les nouveaux Dircoms #2 : Quels challenges technologiques ?

Par Brice Andlauer

Les trois points à retenir :

  • Valoriser ses actions : Les outils permettent avant tout de valoriser ses actions quantitativement auprès de la direction de l’entreprise.
  • Anticipation et prise de décision : dans un environnement changeant et instable, les outils sont aussi une aide à la décision et à l’anticipation.
  • Communication interne : les outils jouent le rôle de catalyseur pour la communication interne, même s’ils sont parfois difficiles à mettre en place, accepter.

Pour cette discussion organisée avec le soutien de Wiztopic, nous avons invité :

  • Marie-Christine Lavaux, Fondatrice de Garance Conseils
  • Alexia Lefeuvre, Directrice de la communication de Rakuten France
  • Marion Le Paul, Directrice de la communication de Nexem
  • Sophie Leprettre, Directrice de la communication corporate du Groupe Bel
  • Delphine Penalva, Directrice de la communication de Solocal
  • Agathe Sanson, Directrice de la communication de CNP Assurances
  • Anne-Sophie Sibout, Directrice de la communication d’Edenred

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